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Carnet de bord de Gérard

Mes marathons : Nice-Cannes 2008

3 Mars 2010 , Rédigé par Gerard BETTON Publié dans #Epreuves de course à pied


Dimanche 9 novembre 2008.

C'est à la gare de Cannes lorsque, Fabrice et moi, avons pris le train pour Nice
que nous avons ressenti le caractère exceptionnel de ce marathon.
Le quai était couvert de coureurs qui se sont engouffrés dans le train dés son arrivée.
Les wagons étaient bondés dés le départ.
Au passage dans les gares intermédiaires beaucoup de coureurs n'ont pas pu monter
et ont du attendre la navette TER suivantes.
Sur le siège, derrière nous, était assis Richard Dacoury, grand basketteur français,
qui avait participé en mai au semi-marathon nature de Crest avec Stéphane Diagana.
Tous deux vont courir ce marathon, Diagana finira en 2h57'39" et Dacoury en 4h12'24".
Je rencontre par hasard l'un des speaker vedette des courses dans la Drôme.
A l'arrivée à Nice, c'est un long défilé de marathoniens qui, sur 1,6 km,
se dirigent vers la promenade des Anglais où a lieu le départ.

Sur la promenade des Anglais, nous prenons nos marques
Il y a 10 000 concurrents, et de l'ambiance, la sono à fond.
Je vais faire la photo (et une autre) avec les amis de CLM (Courir Le Monde),
parmi lesquels Riri06, le créateur et animateur du site,
Pconvert...le moustachu, et Dany, sa femme, dite La-Tortue,
tous les deux déguisés comme d'habitude, que j'ai eû grand plaisir à rencontrer.

8h00 : il est l'heure de nous préparer et de mettre les sacs à la consigne.
Après un petit échauffement, je rentre dans le sas des 3h45.
L'hélicoptère nous survole.D'en haut, l'image de cette foule de coureurs doit être superbe.
Les barrières séparant les sas sont enlevées. Le doigt est sur le chrono.

8h45 : le départ est donné.
Ma stratégie de course est simple.
Courir autour de 5' au kilo, passer le semi en 1h47 environ,
ce qui me laisserait une marge de 11' sur le 2ème semi pour terminer en 3h45.
C'est la théorie. En pratique ça ne va pas se dérouler ainsi.

Il fait soleil, pas de vent et juste ce qu'il faut de fraicheur.
Jusqu'à Antibes, nous longeons la mer. C'est tout plat avec de longues lignes droites.
Je tiens mon rythme ( Km5 en 25'30 , km10 en 51'32) sans être essoufflé.
Une petite bosse pour atteindre les remparts du vieil Antibes. Superbe.
C'est ensuite que les difficultés commencent à l'attaque sur Cap d'Antibes.
C'est beau, mais le dénivelé est là.
Je passe le semi en 1h50'22. Je suis en retard sur mes prévisions, mais rien de grave.
A Juan les Pins, j'entends crier mon prénom et mon nom.
Je me retourne. C'est Francine qui est venue nous encourager,
accompagnée de Raphaël, son petit-fils.Merci à elle.

C'est au 30ème kilomètre que la fatigue commence à s'installer.
Je suis passé en 2h42'12. Il reste 12'195 km. Je doute.
Ma vitesse diminue rapidement et je tourne entre 6' et 7' au kilo.
Le faux plat de Golfe-Juan est difficile. J'ai l'impression de ne plus avancer.
Maintenant, le but est de faire moins de 4h.

Il faut encore négocier la montée à l'entrée de Cannes, avant de retrouver le bord de mer.
Les minutes défilent vite, trop vite. Le Palais du Festival est au bout de la Croisette.
Malgré un gros effort sur le dernier kilomètre, j'arrive au pied des marches 10" après les 4h
Il fallait compter sur un 2ème semi où se concentrait toute la difficulté, cumulée avec la fatigue.
(1er semi : 1h50, 2ème semi : 2h09, soit 19' de plus).
On me passe la médaille autour du cou. Tous les arrivants l'ont bien méritée.

Je finis ce marathon en 4h00'10".

Je suis un peu déçu par ce temps,
car je pensais faire mieux qu'à Baltimore (3h50'41), le 11 octobre dernier.
Le tracé n'était pas si roulant que ça. Il y avait 270m D+.
Qu'importe le temps. La journée a été belle et le plaisir était là.
  • Scratch :3989éme/8207 arrivants (sur 10000 inscrits)
  • V3H :115éme/352 arrivants

Les résultats complets sont ICI et les photos officielles sont LA

Que dire de plus :
le cadre était exceptionnel avec la mer et les montagnes enneigées en fond,
le parcours magnifique sauf la partie vallonée sur la RN7 (obligatoire car il n'y a pas d'autre route).
Les ravitaillements étaient au rendez-vous, les bénévoles bien présents (merci à eux).
J'ai aimé les prénoms imprimés sur le dossards, qui nous sortaient de l'anonymat,
et incitaient les encouragements, bienvenus dans les moments de fatigue.
Une organisation quasi parfaite pour une première.

La médaille souvenir. C'était mon 38ème marathon.


Le défilé des marathoniens entre la gare et la Promenade des Anglais.
A l'entrée de la place Massena, au soleil levant.



Avec Fabrice, près de la ligne depart, à 38' du coup de pistolet.



Quelque part parmi ces 10000 coureurs derrière la ligne.



Vers Golfe-Juan,
et, à l'arrivée, sur le tapis rouge devant "les marches" à Cannes.

          

Après l'arrivée, avec Fabrice,



et avec Pconvert..le moustachu, qui a couru ainsi déguisé (en 3h17).


Merci Pierre pour ces photos (Voir tout son album).

Le décor, entre Nice et Antibes, mer et montagnes enneigées.


Antibes : nous sommes passés sur les remparts,
toute première difficulté.

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