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Carnet de bord de Gérard

Mes marathons : Philadelphie(USA) 2006

3 Mars 2010 , Rédigé par Gerard BETTON Publié dans #Epreuves de course à pied


Dimanche 19 novembre 2006.

Le samedi, j'étais allé cherché mon dossard, en train,
accompagné de mon épouse,et de Maxime, mon petit-fils de 2 ans.
Il était émerveillé dans ce train,
et faisait "tchou-tchou", quand le train cornait à chaque passage à niveau,
et, dieu sait, qu'il y en a beaucoup aux Etats-Unis.

Philadelphie est une ville intéressante à visiter.
C'est ici qu'a été signée la Constitution américaine.
Cette ville respire le calme. On s'y sent bien.


Avec Maxime, déjà une histoire de ballon

Le dimanche, c'est Céline, ma fille expatriée pour quelques années aux USA,
qui, avec sa gentillesse habituelle, fait l'effort de se lever très tôt,
pour m'emmener en voiture à Philadelphie, à 50km de Yardley où elle habite.
A 6h30,elle me dépose près de l'aire de départ
qui sera donné devant le "Philadelphia Museum of Art"



Sous de grandes tentes, il y a boisson (thé, café), et gateaux à volonté.
Je vais me contenter de boissons, ayant déjà mangé avant de partir.
Trois longues rangées de WC encadrent l'aire.Propreté américaine. Ce n'est pas le cas partout.
L'inquiétude grandit, lorsqu'à 20' du départ, les "school bus" où nous devions déposer nos sacs,
ne sont pas encore là. Finalement, on les dépose par terre le long de la chaussée.
Nous les retrouverons au même endroit. Les "school bus" ne sont jamais venus.
Pas d'importance. Il ne pleut pas.
Le temps est frais, à peine froid. Le soleil est déjà là.

7h45 : je suis sur la ligne de départ, juste derrière l'élite !!
Deux compétiteurs en fauteuil roulant s'élancent, un homme et une femme. Bravo à eux.

8h00 : le départ est donné. Nous sommes environ 8000 coureurs.
Je ne voulais pas partir trop vite, sur une base de 8'30 au mile,
ce qui est censé m'emmener à l'arrivée en 3h55', mon objectif,
compte tenu d'un fléchissement au deuxième semi.
Mais, voilà, ça part vite derrière l'élite, et moi avec qui ne suit pourtant pas Kényan.
Premier mile en 7'28, le deuxième en 7'40", le troisième en 7'20. Il faut se calmer.
La foule des spectateurs est déjà compacte, et hurlante, dans ces premiers miles,
Nous faisons un long circuit dans le centre ville,
le centre historique avec ses maisons en briques rouges,
et le centre moderne avec ses hautes tours en acier et verre.



A la sortie de la ville (8éme mile), nous entrons dans un grand parc, "Fairmount Park",
tout en creux et bosses,beau mais fatiguant, sans spectateurs.
Nous en ressortons par une large route longeant la rivière "Schuylkill River"
Le semi est passé en 1h45'45 (11,9 km/h), soit 8'05 au mile.
Je n'ai pas faibli et je me sens bien.

 

Nouveau passage en ville,à côté de la ligne d'arrivée, un passage bref mais bruyant.
La foule américaine est en délire. Il faut taper dans les mains comme à New-York.
C'est à partir de là, 14éme mile (22,5 km), que le parcours est un peu triste.
A part un passage assez court, le parcours fait un aller-retour, sur une route large,
en longeant l'autre rive de la "Schuylkill River".
Je croise le futur vainqueur du marathon, ainsi que les concurrents qui me précèdent.
Nous faisons demi-tour dans la Main Street d'une petite ville dont je n'ai pas retenu le nom,
mais qui nous fait une ovation. C'est le seul moment agréable de cet aller-retour.

Des meneurs d'allure couraient avec leurs ballons rouges sur lesquels étaient marqué les temps.
J'ai couru un peu avec les 3h20, puis avec les 3h30 que j'ai laissé partir.
Lors du demi-tour, j'ai croisé les 3h40 qui n'était pas loin derrière moi, puis les 3h50.
Gérard, il ne faut pas faiblir. Les 3h40, passe encore s'ils me doublent, mais pas les 3h50.

C'est au 20ème mile (32,2 km) que je commence à faiblir.
Les miles ne défilent plus très vite :9'28, 8'51, 9'28, 9'47.
Les coureurs agglutinés autour des ballons rouges marqués 3h40 m'enferment.
Je cours un peu en peloton. Ils me donnent un nouvel elan.
Je suis persuadé, alors, que je finirai en moins de 3h50.
J'aperçois au loin les tours de Philadelphie, et le clocher du "City Hall", la mairie.
Alors qu'il ne me reste que 2 miles, je croise toujours des coureurs.
Je saurai après qu'il y en avait 1575 devant moi,
mais, surtout, encore plus de 6000 derrière moi.

* 10 miles (16,1 km) en 1h22' soit 11,8 km/h
* 14 miles (22,5 km) en 1h56' soit 11,6 km/h
* 20 miles (32.2 km) en 2h47' soit 11,6 km/h

Et puis, c'est la foule, le délire, les cris. Le portique d'arrivée apparait au prochain virage.
Je franchis la ligne d'arrivée en 3h46'45".



La médaille que l'on me passe autour du cou est du pur bonheur.
Ce temps était inespéré. Ils ne m'ont pas rattrapé les ballons rouge de 3h50.

A part la petite histoire des sacs, l'organisation était parfaite.
Les volontaires toujours présents, disponibles et prêts à aider
Tous les miles il y avait des boissons en eau ou en Gatorade, servies dans des verres en carton.
Je marchais alors quelques dizaine de secondes pour boire sans m'asperger,
et, également, pour reposer un peu les jambes et le coeur.

J'ai couru tous le marathon avec un cardio
en me donnant une fréquence cardiaque à ne pas dépasser : 153 bpm, soit 90% FCM.
Je l'ai bien respecté puisque ma FC moyenne sur le marathon est de 147 bpm (86%).
Est-ce à dire que j'aurais pû aller plus vite ?

Je saurais, plus tard, que je suis arrivé 1876ème sur 7764 arrivants,
et 6ème vétéran (60-64ans) sur 88.

C'était mon 35ème marathon

Ce qui est dommage, sur ce marathon, c'est que nous courons 20% du temps en ville
et le reste du temps en zone quasi désertes de spectateurs.
Ce qui nuit beaucoup à l'ambiance.

Après avoir bu, mangé, je récupère mon sac, m'habille
et part à la "Suburban Station" à pied prendre mon train pour Yardley.

Céline, impatiente de connaitre comment s'est passé mon marathon
m'attend à la descente du train et me ramène à Yardley.

La boucle est bouclée.

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